Bienvenue sur le site de l’ESsanté

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Historique

L’ancienne Ecole de chimie et de physique (1)

Premier bâtiment important construit depuis l’ancienne Académie, l’ancienne Ecole de chimie et de physique est inaugurée en 1893. Les étapes initiales de ce projet débutent dès 1881 avec les plans de l’architecte cantonal François Südheimer. Comme celui-ci décède six ans plus tard, Louis Bezencenet et Alexandre Girardet, lauréats du concours d’architecture lancé en 1888, poursuivent le mandat.

La construction de l’Ecole implique plusieurs aménagements comme par exemple la démolition de la caserne des milices et de la porte Saint-Maire cependant les travaux vont bon train et se terminent malgré les dépenses excessives.

En 1893, le bâtiment est occupé par les laboratoires de physique, de chimie, de microscopie botanique, de chimie agricole, de bactériologie et de botanique systémique ainsi que par un atelier de photographie scientifique. En 1909, l’Ecole accueille à sa création par Rodolphe A. Reiss, le premier institut de police scientifique au monde.

Les premiers départs pour Dorigny sont ceux des physiciens en 1975, suivies par les pharmaciens. Le bâtiment est totalement libéré par l’UNIL en 1994 lorsque les activités des chimistes sont également transférées à Dorigny dans l’actuel Batochime.

Quand développement durable rime avec besoins en formation (2)

La perspective de transformer l’ancienne Ecole de chimie en « Palais du Gouvernement » regroupant les états-majors départementaux a été écartée en 2004. Trop chère, ne permettant pas d’économiser sur des locations à des tiers – 37 millions annuellement pour l’ensemble du canton – une autre solution devait être développée pour répondre à ces impératifs financiers et pour faire face aux problèmes posés par ce bâtiment dont l’état de vétusté constituait un facteur d’insécurité inacceptable tant pour les occupants d’alors que pour son environnement immédiat.

Après avoir analysé différentes solutions, le Conseil d’Etat a décidé en mars 2005 de déposer au Grand Conseil un projet de décret portant sur un crédit de 6,8 millions de francs destiné d’une part à rénover ce bâtiment selon les principes du développement durable, et d’autre part, à y installer dès la rentrée d’août 2006 la nouvelle Ecole supérieure de la santé (ESsanté). Le Grand Conseil a accepté ce projet, en augmentant le crédit à un total de 7,3 millions pour englober la rénovation partielle des façades, initialement non prévue.

Le projet proposé par le Conseil d’Etat et porté conjointement par les Départements des infrastructures et de la Formation , de la jeunesse  et de la culture, a permis, sur le plan architectural, de mettre en valeur l’inventivité de jeunes architectes, les compétences et les outils du service des bâtiments, ainsi que le savoir-faire des artisans locaux. Il a ainsi été possible de réaliser un ouvrage qui respecte les principes du développement durable par une économie de 50% de la consommation d’énergie, la minimisation des déchets, la protection du patrimoine culturel (y compris les graffitis récents), et la mise en œuvre de techniques et matériaux traditionnels.

Outre la réussite architecturale, la rénovation « douce » de l’Ecole de chimie a permis de redonner sa vocation première à ce bâtiment plus que centenaire. En effet, depuis le mois d’août 2006, l’Ecole supérieure de la santé (ESsanté) s’est installée dans ces murs. Cette école, réorganisée afin de regrouper les formations CFC de laborantin(e)s des domaines de la biologie et de la chimie, ainsi que techniciens en salle d’opération, doit permettre de répondre aux besoins en personnel qualifié des entreprises vaudoises. En effet, une analyse approfondie menée en 2001 par l’Ecole des Hautes Etudes commerciales de l’Université de Lausanne, sur mandat des Départements de l’économie et de la Formation, de la jeunesse et de la culture, a démontré la très importante demande de personnes formées dans ces domaines, tant pour les entreprises spécialisées que dans le cadre de la mise en œuvre du projet triangulaire liant les universités de Lausanne et de Genève, ainsi que l’EPFL. Les besoins de formation ont ainsi été évalués de 200 à 300 nouveaux laborantin(e)s en biologie et de 300 à 400 laborantin(e)s en chimie d’ici la fin de la décennie. L’augmentation des capacités de formation de l’ESsanté, ainsi que son regroupement dans l’ancienne Ecole de chimie, doivent permettre de satisfaire cette demande.

Le pari était donc double. D’une part, il s’agissait de réorganiser l’ESsanté et de lui donner les capacités de formation nécessaires et, d’autre part, de réhabiliter un bâtiment public avec des moyens correspondant au budget alloué par le Grand Conseil et respectant les principes du développement durable. Nous nous réjouissons de constater que ce pari a été tenu.

(1) http://wp.unil.ch/dorigny40/lancienne-ecole-de-chimie-et-de-physique/

(2) http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dinf/sipal/fichiers_pdf/74_Plaq_Ecole_sante.pdf